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S’expatrier, ce qui change pour vos impôts et votre protection sociale

Publié le 5 octobre 2026 · 12 min

Le fisc regarde où vous vivez, la sécurité sociale regarde où vous travaillez. Partir vivre à l’étranger fait donc basculer deux systèmes, pas forcément le même jour, et chacun a ses démarches, de la carte Vitale à rendre à la déclaration de revenus du printemps suivant.

Pour l’impôt, vous cessez d’être résident fiscal français quand votre foyer, votre séjour principal, votre activité et vos intérêts économiques ne sont plus en France, selon l’article 4 B du code général des impôts, sous réserve de la convention fiscale signée avec votre nouveau pays. Pour la sécurité sociale, c’est votre emploi qui compte : salarié d’une entreprise étrangère, vous relevez du régime de votre pays de travail dès votre arrivée.

Salarié détaché par votre employeur français, vous restez rattaché au régime français pendant votre mission, même si vous ne payez plus vos impôts en France.

Cette page part d’un départ ordinaire : un salarié, sa famille, un logement gardé en France. L’exit tax, qui ne concerne que les détenteurs d’un portefeuille de titres important, vient en fin de page.

Quand préparer les démarches du départ

Aucun texte n’impose un ordre entre la plupart de ces démarches : chaque carte dit si elle est obligatoire, liée à votre situation ou simplement conseillée, et à quel moment elle se fait.

  • Avant le départ · conseil

    Le statut, la couverture santé et l’espace impots.gouv.fr

    Vous demandez à votre employeur si vous partez détaché ou expatrié, puisque le statut décide de votre sécurité sociale. Hors d’Europe, vous choisissez votre couverture santé avant de partir : une adhésion à la Caisse des Français de l’étranger faite avant le départ, ou dans les trois mois qui suivent l’installation, évite le délai de carence. Vous créez aussi votre espace sur impots.gouv.fr si vous n’en avez pas, comme le conseille l’administration.

  • Avant le départ · selon votre situation

    Les formulaires S1 et U2

    Retraité d’une pension française qui s’installe dans l’Union européenne, vous demandez le formulaire S1 à votre caisse de retraite avant de partir. Demandeur d’emploi indemnisé qui cherche un poste en Europe, vous devez obtenir le formulaire U2 auprès de France Travail avant le départ, faute de quoi vos allocations ne vous suivent pas.

  • Dans le mois qui suit le départ · obligatoire

    La déclaration à l’assurance maladie

    Salarié expatrié, vous déclarez votre transfert de résidence à votre caisse primaire d’assurance maladie, chaque adulte pour son compte, et vous rendez votre carte Vitale et votre carte européenne ; le salarié détaché, lui, garde sa couverture française pendant la mission.

  • À tout moment · démarches indépendantes

    La nouvelle adresse

    Vous la signalez à votre dernier centre des finances publiques, qui la prend en compte à tout moment de l’année ; à la caisse d’allocations familiales, sans attendre ; à votre employeur français s’il vous paie encore et à chacune de vos caisses de retraite.

  • Au printemps suivant · obligatoire en France

    La déclaration de revenus de l’année du départ

    En France, vous déposez le formulaire 2042 pour vos revenus du 1er janvier à la date du départ et, si vous gardez des revenus de source française imposables, le formulaire 2042-NR pour ceux perçus ensuite. Si vous gardez un logement en France dont l’occupation a changé, vous le déclarez dans le service « Biens immobiliers » avant le 1er juillet ; si l’exit tax vous concerne, vous joignez le formulaire papier 2074-ETD. Votre nouveau pays a ses propres règles de déclaration et son propre calendrier, et la convention fiscale signée avec la France répartit l’imposition entre les deux.

  • Les années suivantes · selon votre situation

    Les revenus français, l’IFI et le certificat de vie

    Vous ne déclarez en France que vos revenus de source française, s’il en reste, et l’IFI si vos biens immobiliers français vous y soumettent. Retraité, vous envoyez à vos caisses le certificat de vie qu’elles vous demandent chaque année.

Le salarié expatrié et le salarié détaché, critère par critère
CritèreSalarié expatriéSalarié détaché
Régime de sécurité socialeCelui du pays de travail, obligatoirement, dès l’arrivée : en Europe par le règlement n° 883/2004, ailleurs par la loi locale ou la convention signée avec la France.Le régime français, et votre employeur continue d’y cotiser ; dans un pays sans convention avec la France, le régime local s’y ajoute et vous cotisez aux deux.
DuréeToute la durée du contrat local.Au plus 24 mois en Europe ; de un à cinq ans dans un pays lié à la France par une convention, sauf exception. Au-delà, vous êtes traité comme un expatrié.
Pièce de l’employeurAucune : vous déclarez vous-même votre départ à votre caisse d’assurance maladie, et l’affiliation au régime local suit les règles du pays.Le certificat A1 en Europe, en Suisse et au Royaume-Uni, un certificat bilatéral dans un pays sous convention, ou un certificat de maintien ailleurs, demandé par l’employeur à l’Urssaf.
Assurance maladie françaiseElle cesse dès l’arrivée : vous rendez votre carte Vitale et votre carte européenne.Elle est maintenue pendant la mission.
Allocations familialesElles s’arrêtent dès le mois du départ si votre famille vous suit, sauf droit ouvert par un règlement européen ou une convention ; elles demeurent si votre famille reste en France.Elles continuent trois mois si votre famille vous suit, puis dépendent du pays où elle réside ; elles demeurent si votre famille reste en France.

La fiche « Détaché ou expatrié, deux régimes de sécurité sociale distincts » détaille ce que chaque statut change pour la prévoyance et la famille.

L’assurance maladie de l’expatrié

Salarié expatrié, vous n’êtes plus pris en charge par l’assurance maladie française dès votre arrivée, et vous cotisez au régime de votre pays de travail. Au départ, vous devez :

  • déclarer votre départ à votre caisse primaire d’assurance maladie, sur le formulaire « Déclaration de transfert de résidence hors de France », dans un délai d’un mois ; chaque adulte qui vous accompagne fait la même démarche ;
  • rendre votre carte Vitale et votre carte européenne d’assurance maladie, ainsi que celles de vos enfants mineurs.

Retraité d’une pension française qui s’installe dans l’Union européenne, vous demandez à votre caisse de retraite, avant le départ, le formulaire S1 : la caisse de votre pays de résidence rembourse alors vos soins pour le compte de la France. Vous gardez votre carte Vitale, et votre caisse française vous délivre la carte européenne pour vos séjours dans un autre pays de l’Union.

Hors d’Europe, votre couverture santé se compose selon votre pays, votre employeur et votre famille, et aucune solution ne s’impose par défaut. Les options se cumulent ou se remplacent selon les cas :

Les couvertures santé possibles hors d’Europe

  • Selon le pays et l’employeur

    Le régime local et la couverture de l’employeur

    Salarié expatrié, vous cotisez au régime de votre pays de travail ; ce qu’il rembourse, à qui et dans quels établissements dépend de ce pays. Votre employeur peut aussi vous faire bénéficier d’un contrat collectif d’assurance santé : ses garanties, les membres de la famille couverts et ce qu’il devient si vous quittez l’entreprise se lisent dans ce contrat.

  • Volontaire, éventuellement complétée

    La Caisse des Français de l’étranger

    Elle s’ajoute au régime local sans le remplacer, et un adhérent ne peut pas en être exclu.

    • L’adhésion : à tout âge, sans questionnaire de santé.
    • Le remboursement : selon un taux ou un forfait fixé pour le pays où vous êtes soigné, ce qui peut laisser un reste à charge, qu’une assurance complémentaire peut couvrir en partie.
    • Les séjours en France : vos soins y sont pris en charge lors de séjours temporaires de trois mois au plus.
    • Le délai de carence : aucun si vous adhérez avant le départ ou dans les trois mois qui suivent votre installation ; plus tard, vos soins ne sont remboursés qu’à partir du premier jour du quatrième mois suivant l’adhésion, ou du septième mois si vous avez au moins quarante-cinq ans.
    • La maternité : couverte seulement si la conception suit l’adhésion.
  • Contrat privé

    L’assurance internationale au premier euro

    Elle rembourse sans s’appuyer sur un régime de base. Ses garanties, ses plafonds, ses franchises, ses exclusions, l’acceptation de vos antécédents médicaux, son délai de carence, la zone couverte, France comprise ou non, et l’assistance ou le rapatriement varient d’un contrat à l’autre : ils se lisent dans les conditions générales et particulières de chaque contrat.

Pour comparer, posez les mêmes questions à chaque solution, sur les soins dont votre famille a besoin dans votre pays :

Comparer et distribuer ces assurances n’est pas notre métier. Vous pouvez demander une mise en relation avec un spécialiste de l’assurance santé, et la fiche « Scolarité, santé et protection de la famille expatriée » donne une méthode de comparaison.

La retraite, entre répartition et capitalisation

Les trimestres acquis en France vous restent, où que vous viviez. Vous les retrouvez dans le service « Consulter ma carrière » de L’Assurance retraite, ou sur le relevé tous régimes d’info-retraite.fr.

Ce relevé ne montre pas vos années à l’étranger. Dans l’Union européenne, l’Espace économique européen, la Suisse, le Royaume-Uni ou un pays lié à la France par un accord de sécurité sociale, ces années peuvent être prises en compte pour déterminer vos droits à la retraite française, selon l’accord applicable ; chaque pays calcule et verse ensuite la part de retraite qui correspond aux périodes accomplies sous sa législation. Sans accord, ces périodes ne s’ajoutent pas à votre carrière française, et vos droits se vérifient auprès du régime du pays.

Pour vos années à l’étranger, deux façons de préparer votre retraite se présentent, et vous pouvez les combiner : rester dans la retraite par répartition, en continuant à cotiser à la retraite de base française par l’assurance vieillesse volontaire, ou vous constituer une retraite privée par capitalisation, en épargnant vous-même un capital destiné à compléter vos revenus le moment venu. Aucune des deux ne l’emporte par principe, et la question à poser est celle de l’intérêt de chacune dans votre situation.

Répartition et capitalisation pour les années à l’étranger
CritèreRépartitionCapitalisation
L’accèsRépartitionL’assurance vieillesse volontaire de la Caisse des Français de l’étranger ; elle suppose une affiliation antérieure en France et ne couvre pas les années déjà passées.CapitalisationUn contrat ou un placement à votre nom, versé le moment venu en capital ou en rente selon le contrat.
Ce que vous en retirezRépartitionUn supplément de pension de base, versé chaque mois jusqu’à votre décès, qui dépend de vos droits déjà acquis ; son total dépend de la durée pendant laquelle vous le percevrez.CapitalisationUn capital qui dépend de l’évolution du placement, avec un risque de perte, et de la fiscalité de votre pays de résidence ; il reste disponible si le support le permet.
Au décèsRépartitionAucun capital : rien ne revient à vos enfants. Une pension de réversion est possible pour le conjoint marié, sans être acquise : au régime général, 54 % de votre pension de base, à partir de 55 ans et sous plafond de ressources.CapitalisationLe capital restant se transmet selon les règles de votre succession ou, pour une assurance-vie, selon la clause bénéficiaire.

La répartition se juge sur le supplément de pension rapporté à ce qu’il coûte et à la durée pendant laquelle vous le percevrez, la capitalisation sur ce que le placement peut devenir et sur ce qu’il laisse à vos proches. La fiche « Cotiser, racheter ou compléter sa retraite pendant l’expatriation » compare les autres voies.

Déjà retraité, vous touchez votre pension française à l’étranger, sur un compte français ou local, avec ces changements :

  • L’allocation de solidarité aux personnes âgées : elle cesse d’être versée.
  • Le certificat de vie : vos caisses vous demandent chaque année une preuve d’existence, et un seul certificat vaut pour toutes ; l’application « Mon certificat de vie » permet de l’envoyer par reconnaissance faciale.
  • La CSG et la CRDS : non-résident fiscal, vous ne les payez plus sur cette pension, mais une cotisation d’assurance maladie peut être prélevée, comme l’explique la fiche « CSG et cotisation maladie sur les pensions d’un non-résident ».

Le chômage et les prestations familiales

Une allocation chômage française ne vous suit que dans l’Union européenne, l’Espace économique européen et la Suisse. Vous devez avoir été inscrit à France Travail pendant au moins quatre semaines avant le départ, emporter le formulaire U2 et vous inscrire sur place dans les sept jours. Les allocations sont alors maintenues trois mois, prolongeables jusqu’à six. Hors d’Europe, l’allocation ne vous suit pas ; des droits non épuisés peuvent en revanche être repris au retour, sous conditions.

Salarié d’une entreprise étrangère hors d’Europe, vous pouvez adhérer seul, à vos frais, au régime d’assurance chômage des expatriés, avant le départ ou dans les douze mois qui suivent ; cette affiliation peut vous ouvrir des droits au retour.

Les prestations familiales supposent de vivre en France, ou d’y séjourner plus de neuf mois dans l’année. Si votre famille vous suit, elles s’arrêtent dès le mois du départ, sauf détachement, qui les maintient pendant une durée de trois mois, ou droit ouvert par un règlement européen ou une convention ; si votre famille reste en France, le droit demeure. Vous déclarez votre départ et votre nouvelle adresse dans l’espace « Mon Compte » de caf.fr.

L’impôt sur le revenu, du départ au printemps suivant

Avant de partir, vous signalez votre nouvelle adresse à votre dernier centre des finances publiques, depuis votre espace sur impots.gouv.fr : « Mon profil », pavé « Mes informations personnelles / Mes moyens de contact », puis « modifier ». La messagerie sécurisée le permet aussi, au motif « Changement d’adresse postale ».

Créez votre espace avant le départ si vous n’en avez pas : la déclaration de l’année du départ se fait en ligne, et le papier n’est admis que dans des cas limités. impots.gouv.fr, « Je pars vivre à l’étranger, quelles démarches dois-je accomplir ? » ↗

Après le départ, ce que la France impose dépend du revenu :

  • Un salaire ou une pension de source française : votre employeur ou votre caisse, que vous prévenez de votre adresse à l’étranger, prélève en principe en France la retenue à la source des non-résidents, sauf si la convention fiscale réserve l’imposition de ce revenu à votre nouveau pays ;
  • Les loyers d’un logement gardé en France : ils restent imposés en France, avec des acomptes prélevés sur votre compte, que vous ajustez dans « Gérer mon prélèvement à la source », onglet « Gérer mes acomptes » ; le taux minimum de l’article 197 A s’applique, sauf si le taux moyen calculé sur vos revenus mondiaux vous est plus favorable ;
  • Vos intérêts et vos plus-values sur titres : ils sont en général imposés dans votre nouveau pays, selon la convention fiscale, sauf exceptions comme une participation de plus de 25 % dans une société française.

Au printemps suivant, si vous avez des revenus imposables en France avant et après le départ, vous remplissez deux déclarations :

  • Le formulaire 2042 : pour tous vos revenus du 1er janvier à la date du départ, avec l’annexe 2047 pour vos revenus étrangers de cette période ;
  • Le formulaire 2042-NR : pour vos seuls revenus de source française de la date du départ au 31 décembre ; la déclaration en ligne le propose dans ses annexes, et vous y déclarez une retenue de non-résident sur l’annexe 2041-E.

Sans revenu imposable en France après le départ, la 2042 suffit, et vous l’indiquez dans les renseignements complémentaires. Votre nouveau pays vous demandera ses propres déclarations, selon son calendrier, et la convention fiscale signée avec la France dit lequel des deux impose chaque revenu. Si vous gardez des revenus français, le service des impôts des particuliers non-résidents reprend ensuite votre dossier, sans démarche de votre part. La fiche « Devenir non-résident fiscal en France, critères et preuves » explique ce qui fixe la date du départ.

Le formulaire 3916, qui déclare les comptes détenus à l’étranger, ne vise que les personnes domiciliées en France : une fois parti, vous n’y êtes plus tenu. Pour vos comptes français, votre banque vous dira si un compte ou un produit doit être clôturé ; la fiche « Comptes bancaires et déclarations du non-résident français » décrit ce que les établissements acceptent encore.

Le logement et les biens gardés en France

Propriétaire d’un logement en France, vous déclarez sa situation d’occupation dans le service « Biens immobiliers » de votre espace, avant le 1er juillet de l’année où elle change. L’obligation vaut aussi pour un non-résident. Pour la taxe d’habitation, ce logement devient une résidence secondaire.

Si vos biens immobiliers français vous rendent redevable de l’IFI, c’est le service des non-résidents qui le gère, même sans autre revenu français.

Pour vendre ce bien en tant que non-résident, vous désignez en principe un représentant fiscal accrédité, qui répond du prélèvement sur la plus-value. Vous en êtes dispensé si vous résidez dans un État de l’Union européenne, en Islande ou en Norvège, lié à la France par une convention d’assistance administrative et par une convention d’assistance au recouvrement de l’impôt, si le prix de cession ne dépasse pas 150 000 € par vendeur, si la plus-value est totalement exonérée par la durée de détention ou si la vente porte sur votre ancienne résidence principale exonérée au titre de l’article 244 bis A. Le seuil s’apprécie par vendeur : un couple marié, ou des partenaires de PACS soumis à imposition commune, comptent pour un seul vendeur, sur le prix total ; en indivision, chacun retient sa part.

Ces règles concernent la vente en direct par une personne physique, et une opération impliquant une société demande une analyse distincte ; la fiche « Vendre un bien immobilier français depuis l’étranger » détaille le calcul du seuil. La fiche « Immobilier français et SCI quand on devient non-résident » détaille ce régime.

L’exit tax, pour les portefeuilles de titres importants

L’exit tax ne concerne qu’une minorité de départs : ceux des contribuables restés résidents fiscaux français au moins six des dix années précédant le départ, dont les titres valent ensemble plus de 800 000 € ou représentent au moins 50 % des bénéfices sociaux d’une société. Si c’est votre cas, vous déposez le formulaire papier 2074-ETD avec votre déclaration de l’année suivante, puis un formulaire de suivi les années d’après ; la fiche « Exit tax : conditions, sursis et déclarations » en détaille le calcul et le sursis de paiement.

Cette page décrit, de façon générale, ce qui change pour l’impôt et la protection sociale d’un Français qui part vivre à l’étranger ; elle ne constitue ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique ou social personnalisé. Les règles de sécurité sociale dépendent de votre statut, de votre pays d’accueil et des accords qu’il a signés avec la France ; les formulaires et les menus des espaces en ligne changent d’une année à l’autre et se vérifient auprès de chaque organisme à la date de la démarche. L’intérêt de l’assurance vieillesse volontaire se mesure pour chaque situation. Organiser un départ dans le seul but d’effacer une imposition française, sans installation réelle et durable, expose à une remise en cause de la résidence.

Références citées

CLEISS, retraite après avoir travaillé en France et dans un autre État (consultée le 05/10/2026) · Code général des impôts, articles 4 B, 167 bis, 197 A, 244 bis A, 1418 et 1649 A ; règlement (CE) n° 883/2004, articles 11 et 12 · ameli.fr, « Travailleur en expatriation à l’étranger » (19/01/2026) · ameli.fr, « Travailleur en détachement à l’étranger » (30/04/2026) · ameli.fr, « Retraité à l’étranger » (13/01/2026) · Caisse des Français de l’étranger, offre Mondexpat (adhésion et délais de carence) · service-public.gouv.fr, retraite et périodes travaillées à l’étranger (F34071, vérifiée le 01/09/2025) · Unédic, partir à l’étranger pour chercher un emploi et maintien des allocations · France Travail, adhésion individuelle au régime d’assurance chômage des expatriés (19/07/2026) · service-public.gouv.fr, conditions de résidence des prestations familiales (F33644, 01/01/2026) · impots.gouv.fr, « Je pars vivre à l’étranger, quelles démarches dois-je accomplir ? » (25/06/2026) · impots.gouv.fr, « Auprès de qui dois-je déclarer mes revenus ? » (17/12/2025) · BOFiP, BOI-RFPI-PVINR-30-20 — représentant fiscal, dispenses (22/01/2025)

Questions fréquentes

Garde-t-on la sécurité sociale française en partant vivre à l’étranger ?

Non si vous êtes expatrié : dès votre arrivée, vous relevez du régime du pays où vous travaillez, et vous rendez votre carte Vitale. Oui si vous êtes détaché par votre employeur français, pendant la durée du détachement. Hors d’Europe, la Caisse des Français de l’étranger permet d’ajouter une couverture française volontaire au régime local.

Faut-il adhérer à la Caisse des Français de l’étranger ?

Pour l’assurance maladie, ce n’est pas une obligation : la Caisse des Français de l’étranger s’ajoute au régime local et se compare, selon votre situation, à la couverture de votre employeur et à une assurance internationale au premier euro, sur le coût total, les garanties, le reste à charge, les exclusions, le délai de carence et les soins en France. Si vous la choisissez, une adhésion avant le départ, ou dans un délai de trois mois après l’installation, vous fait rembourser dès le début, sans délai de carence.

Retraite par répartition ou par capitalisation : que choisir pendant l’expatriation ?

Aucune réponse par défaut. Vous pouvez continuer la retraite par répartition en cotisant à l’assurance vieillesse volontaire de la Caisse des Français de l’étranger, qui ajoute, selon vos droits déjà acquis, des droits à une pension versée à vie, sans capital transmissible, avec une réversion possible pour le conjoint marié sous conditions d’âge et de ressources. Vous pouvez aussi vous constituer une retraite privée par capitalisation, un capital à votre nom dont la disponibilité, le rendement, la fiscalité et la transmission dépendent du placement choisi, avec un risque de perte.

Que deviennent mes droits à la retraite si je pars ?

Les trimestres acquis en France vous restent. Dans l’Union européenne, l’Espace économique européen, la Suisse, le Royaume-Uni ou un pays lié à la France par un accord de sécurité sociale, vos années à l’étranger peuvent être prises en compte pour vos droits français, selon l’accord applicable, et chaque pays verse la part qui correspond à ses périodes. Sans accord, elles ne s’ajoutent pas à votre carrière française, et vos droits se vérifient auprès du régime du pays.

Peut-on toucher le chômage français en partant à l’étranger ?

Seulement dans l’Union européenne, l’Espace économique européen et la Suisse, avec le formulaire U2, pendant trois mois, prolongeables jusqu’à six. Hors d’Europe, l’allocation ne vous suit pas ; un salarié recruté sur place peut adhérer seul au régime d’assurance chômage des expatriés, avant le départ ou dans les douze mois qui suivent.

Comment signaler mon départ aux impôts ?

Depuis votre espace Finances publiques, en indiquant votre nouvelle adresse dans « Mon profil », pavé « Mes informations personnelles / Mes moyens de contact », ou par la messagerie sécurisée, motif « Changement d’adresse postale ». Votre dernier centre des finances publiques garde votre dossier jusqu’à votre déclaration de l’année suivante.

Faut-il faire deux déclarations l’année du départ ?

Oui, si vous avez des revenus imposables en France après le départ : le formulaire 2042 pour tous vos revenus du 1er janvier à la date du départ, et le 2042-NR pour vos seuls revenus de source française de cette date au 31 décembre ; sans revenu imposable en France après le départ, la 2042 suffit.

ÉTHIQUE ET PATRIMOINE, société par actions simplifiée, siège social 41 rue Saint-Ferdinand, 75017 Paris, RCS Paris 803 414 796, TVA intracommunautaire FR 40 803 414 796, immatriculée à l’ORIAS sous le numéro n° 24001817 (www.orias.fr) — Conseiller en investissements financiers n° 18002418, membre de l’ANACOFI-CIF, association professionnelle agréée par l’Autorité des marchés financiers, et Anacofi-Courtage au titre de l’activité de courtage. Présence : Paris, Montpellier, Londres, Singapour, Hong Kong, Bangkok, Shanghai et Dubaï.

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Rédigé par Stéphane Molère, Président — page relue le 2026-10-05 — cette date sert de référence aux règles citées.