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AGA, RSU et stock-options, partir avec un actionnariat salarié

Les cadres qui partent détiennent souvent l'essentiel de leur patrimoine en titres de leur employeur : actions gratuites, RSU, stock-options, épargne salariale. C'est le sujet le plus technique du départ, et le plus rentable à traiter tôt.

Partir de France en détenant des actions gratuites, des RSU ou des stock-options non encore cédées revient à emporter deux gains de nature différente sous une même ligne de portefeuille. Le premier, le gain d'acquisition, est un salaire différé : il reste attaché au pays où le travail a été fourni. Le second, la plus-value de cession, est un gain en capital que les conventions fiscales attribuent le plus souvent à l'État de résidence du cédant. Toute la difficulté du départ tient dans cette césure, et elle se traite avant l'attribution ou la levée, jamais après la vente.

Deux natures de gain, deux fiscalités

Le gain d'acquisition — la valeur des titres au jour où ils vous sont livrés — a une nature salariale : il reste de source française pour la part correspondant à l'activité exercée en France, et la France conserve le droit de l'imposer même si vous êtes devenu non-résident (retenue à la source de l'article 182 A ter du CGI).

La plus-value de cession — la différence entre le prix de vente et la valeur d'acquisition — est un gain en capital : pour un non-résident, la plupart des conventions fiscales l'attribuent à l'État de résidence. Si celui-ci n'impose pas les plus-values, la cession après le départ peut être nettement plus efficace qu'avant, à condition d'avoir vérifié l'exit tax et les périodes de conservation.

Le calendrier compte autant que la règle

Le traitement exact dépend du règlement de chaque plan, de la convention fiscale applicable et de votre calendrier d'acquisition. Le cabinet travaille sur pièces — relevés de plans, règlements, calendrier de vesting — jamais sur des généralités.

Références citées

CGI, art. 182 A ter

Questions fréquentes

Mes RSU seront-elles encore imposées en France après mon départ ?

En partie, souvent : la fraction du gain d'acquisition correspondant à l'activité exercée en France reste imposable en France, même pour un non-résident. La plus-value de cession, elle, relève en principe de votre État de résidence.

Puis-je débloquer mon PEE ou mon PER d'entreprise en partant ?

Le départ à l'étranger ne figure pas parmi les cas de déblocage anticipé des plans d'épargne retraite d'entreprise. Le PEE suit ses propres échéances de disponibilité, indépendantes de votre résidence.

Vaut-il mieux vendre mes actions avant ou après le départ ?

Cela se calcule, cela ne se décrète pas : la plus-value de cession bascule en principe vers votre État de résidence, mais l'exit tax peut s'appliquer au départ si votre patrimoine mobilier dépasse le seuil de l'article 167 bis, et une cession précoce peut cristalliser cette imposition. Le calendrier se construit dossier par dossier.

ÉTHIQUE ET PATRIMOINE, société par actions simplifiée, siège social 41 rue Saint-Ferdinand, 75017 Paris, RCS Paris 803 414 796, TVA intracommunautaire FR 40 803 414 796, immatriculée à l'ORIAS sous le numéro n° 24001817 (www.orias.fr) — Conseiller en investissements financiers n° 18002418, membre de l'ANACOFI-CIF, association professionnelle agréée par l'Autorité des marchés financiers, et Anacofi-Courtage au titre de l'activité de courtage. Présence : Paris, Montpellier, Singapour, Hong Kong, Bangkok, Shanghai et Dubaï.

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Rédigé par Stéphane Molère, Président d'Éthique et Patrimoinepage relue le 2026-08-27 — les règles citées sont celles en vigueur à cette date.